Publications du Jeudi 11 Juillet 2019
Le CETA : en l’état, je voterai contre
Publié le :Jeudi 11 Juillet 2019
COMMUNICATION > A L'ASSEMBLEE NATIONALE

Le projet de ratification de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA) sera examiné à l’Assemblée nationale le mercredi 17 juillet prochain.
Si je suis plutôt favorable à la conclusion d’accords commerciaux dont l’objectif consiste à réduire les droits de douane entre Etats, afin de favoriser les échanges, il n’en demeure pas moins que le contenu de ces accords doit être équilibré.
 
Si l’accord CETA est ratifié en l’état, il aura de terribles conséquences pour nos agriculteurs français auxquels il est demandé, sans cesse, de faire des efforts en terme de qualité, de traçabilité et de respect de l’environnement. Comment accepter l’importation de produits agricoles étrangers ne répondant pas aux normes exigées et appliquées sur le territoire français ? La réglementation entre l’Union Européenne et le Canada, que ce soit au niveau du bien-être animal, de la traçabilité ou bien du respect de l'environnement est très différente, TROP différente.
 
Il paraît inconcevable de proposer aux consommateurs des produits dont la qualité est nettement inférieure à celle qui leur serait proposée par nos producteurs et éleveurs. Nous nous devons de soutenir nos éleveurs et agriculteurs dont la situation est déjà mise à mal, et protéger les consommateurs.
 
Il est important de se questionner sur les réelles motivations de notre politique économique. Le contexte économique, sociétal et environnemental actuel nous préconise de privilégier les circuits-courts en matière d’alimentation, afin de garantir le bon fonctionnement d’une économie locale et une meilleure qualité des produits consommés. Or, cela vient en totale contradiction avec l’objectif de cet accord qui viserait à favoriser et simplifier l’importation de produits agricoles étrangers, pour lesquels les moyens de contrôle nous échappent.
En conséquence, je ne voterai l’accord UE-CETA que SI le volet « agricole » est retiré.
 
Un camion de tomates quitte la Hollande pour livrer l’Espagne. Dans le même temps, un autre camion de tomates part de l’Espagne pour livre la Hollande. Les deux camions ont fini par se percuter sur une route française. Cette anecdote vraie est une caricature qui devrait nous faire méditer sur l’absurdité de notre système : Pierre Rabhi, Philosophe.

 




Débat d'orientation des finances publiques
Publié le :Jeudi 11 juillet 2019
COMMUNICATION > A L'ASSEMBLEE NATIONALE



Le jeudi 11 juillet, je suis intervenue lors du débat d’orientation des finances publiques, qui précède l’examen du projet de loi de finances 2020. J’ai regretté le renoncement du gouvernement à s’engager dans l’indispensable maîtrise des dépenses publiques.