Publications du Vendredi 01 Juin 2018
Le Glyphosate
Publié le :Vendredi 01 Juin 2018
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Communiqué de Véronique Louwagie député de l’Orne sur mon vote du mardi 29 mai sur l’amendement de Mathieu Orphelin

Pour les pays membres de l’Union européenne, l’interdiction du glyphosate sera appliquée dans 5 ans, et si le Président de la République respecte son engagement, la France sera en avance puisqu’il est question d’interdire l’usage de ce produit dans 3 ans. Si de nombreux concitoyens regrettent que cette décision n’ait pas été inscrite dans la loi, elle reste une finalité que je vise.

Aussi, si je suis favorable aux orientations de l’amendement de Mathieu Orphelin, la forme ne me parait pas opportune.

En effet, les solutions alternatives au glyphosate doivent être trouvées et la recherche doit se poursuivre.

Voter cet amendement, c’est-à-dire inscrire dans la loi l’interdiction du glyphosate, c’était faire supporter aux seuls agriculteurs les surcoûts liés à la diminution du glyphosate. Or, tous les maillons de la chaine, de l’amont à l’aval, doivent contribuer à cet effort commun. Le sujet est un effet de société et chacun doit y contribuer. Ce n’est que dans ces conditions que la recherche avec notamment les instituts INRA et IRSTEA pourra évoluer.

Si cet amendement avait été voté, les filières ne se seraient pas mobilisées. Je suis pour l’interdiction du glyphosate, mais en créant une dynamique pour s’appuyer sur la mobilisation et la responsabilisation de tous les acteurs, afin de trouver des alternatives de culture.

C’est dans ces conditions que l’agriculture française résistera et permettra de faire face aux importations de produits agricoles en provenance de pays où le glyphosate est utilisé, par ailleurs directement sur la plante, (CETA ou MERCOSUR). Ainsi, la France, et plus généralement l’Union Européenne, pourra garantir des produits de qualité à ses habitants.

Pour suivre l’engagement du gouvernement de tout faire pour sortir du glyphosate en trois ans, j’ai d’ores et déjà, dès le 30 mai, c’est-à-dire le lendemain du vote, rejoint un groupe de travail à l’Assemblée nationale pour préparer au plus vite cette « sortie » du glyphosate, réfléchir aux solutions alternatives et contribuer aux négociations à venir.