Vote de confiance au Gouvernement
Publié le :Mardi 4 juillet 2017
INFORMATION > TRIBUNES

Avec Jérôme Nury, nous nous sommes abstenus lors du vote de confiance au Gouvernement.

La déclaration de politique générale prononcée par le Premier Ministre nous éclaire plus sur les intentions du Gouvernement pour réformer la France que les incantations ressassées et maniérées du Président de la République hier à Versailles.

Nous voulons saluer les avancées positives proposées par Édouard PHILIPPE. Que ce soit en matière de libéralisation de l'économie pour lutter contre le chômage, de remise en route d'une vraie politique familiale, de nouveaux objectifs assignés à l'école recentrée sur les savoirs fondamentaux. Mais aussi en matière d'éducation avec le retour de l'apprentissage des langues anciennes, et le retour des classes européennes.

Toutefois, nous sommes inquiets sur un certain nombre de sujets qui concernent directement l'Orne. Dans le discours de politique générale, il a été bien peu question de l'agriculture qui doit de manière urgente être soutenue de manière plus forte que l'organisation de simples États généraux de l'alimentation.

L'aménagement du territoire n'a pas évoqué, alors qu'il s'agit d'un enjeu de rééquilibrage majeur pour lutter contre la fracture territoriale qui gagne le Pays et gangrène nos campagnes. La recentralisation jacobine rampante qui ne dit pas son nom, avec la perte d'autonomie financière des collectivités qui seront privées de Taxe d'Habitation est aussi un mauvais coup porté aux territoires et aux énergies locales.

C'est pourquoi, en cohérence avec nos engagements pris durant la campagne électorale, nous nous sommes abstenus sur le vote de confiance au Gouvernement.

Nous sommes prêts à travailler avec la Majorité en ayant une attitude constructive et bienveillante afin de dégager des mesures indispensables au pays.

Toutefois, nous ne voulons pas donner un blanc seing au Premier Ministre avec lequel sur certains sujets nous ne sommes pas d'accord : hausse de la fiscalité, hausse de la CSG, convergence du diesel et de l'essence. Et d'autres sujets sur lesquels nous souhaitons un engagement de l'Etat, plus fort et plus clair : l'agriculture, l'aménagement du territoire, le soutien aux collectivités locales, l'apprentissage.

Pour autant, dans le cadre d'une opposition responsable et vigilante, libre et forts de nos convictions forgées sur le terrain, nous souhaitons accorder une chance au Gouvernement, mais avant tout une chance pour notre pays la France, sans toutefois signer un chèque en blanc. Ainsi constructifs par notre vote, nous restons loyaux à notre famille politique et nos électeurs.

Si nous sommes prêts à tendre la main au Gouvernement pour travailler au service de l'intérêt général avec discernement, il faut que cette attitude positive le soit également du Gouvernement et de la Majorité vers les députés que nous sommes, afin d'être efficaces et mobilisés ensemble pour la France et pour L'Orne.



Tribune "Pour l'honneur d'un homme et l'avenir d'un pays"
Publié le :Jeudi 02 Février 2017
INFORMATION > TRIBUNES

Depuis une semaine, François Fillon est cloué au pilori médiatique et politique. Pour y parvenir, tous les coups sont permis : on jette aux loups un homme, sa femme, ses enfants, ses collaborateurs, sans attendre leurs arguments ni entendre leur défense. Tous les jours sont déversées sur la place publique rumeurs, approximations, calomnies.

Pire : le bûcher a été dressé sans que l’on s’interroge sur ceux qui avaient intérêt à l’allumer. Et pourtant, à quatre-vingt jours de l’élection présidentielle, la manœuvre est grossière : empêcher par tous les moyens l’alternance que veulent les Français. C’est ce choix qu’ont fait nos adversaires. Au risque de provoquer le pire. Car dans cette affaire, un homme joue son honneur. C’est beaucoup. Mais dans cette affaire, un pays joue son avenir. C’est essentiel. Or, si le sort de François Fillon nous importe, le sort de la France nous inquiète, tant cette tentative de mise à mort vise à installer un face à face mortel: celui entre la gauche et le front national, entre l’imposture et l’aventure, entre ceux qui ont échoué et ceux qui échoueront.

Mais que les comploteurs et les manipulateurs en soient avertis : jamais nous ne laisserons prendre en otage ni la démocratie ni le destin de notre pays. Notre soutien à François Fillon est total parce que son engagement pour la France est vital. Rien ne nous arrêtera : nous ne baisserons pas les yeux alors que la France s’apprête à redresser la tête.

Les 302 cosignataires :

DAMIEN ABAD, ELIE ABOUD, BERNARD ACCOYER, YVES ALBARELLO, PASCAL ALLIZARD, NICOLE AMELINE, BENOIST APPARU, LAURENCE ARRIBAGE, JULIEN AUBERT, OLIVIER AUDIBERT-TROIN, FRANCOIS BAROIN, PHILIPPE BAS, JACQUES-ALAIN BENISTI, SYLVAIN BERRIOS, XAVIER BERTRAND, JEROME BIGNON, ANNICK BILLON, JEAN BIZET, JEAN-MARIE BOCKEL, FRANCOIS BONHOMME, MARCEL BONNOT, GILBERT BOUCHET, VALERIE BOYER, XAVIER BRETON, PHILIPPE BRIAND, BERNARD BROCHAND, FRANCOIS-NOEL BUFFET, DOMINIQUE BUSSEREAU, ALAIN CADEC, FRANCOIS CALVET, CHRISTIAN CAMBON, AGNES CANAYER, JEAN- PIERRE CANTEGRIT, JEAN-NOEL CARDOUX, JEAN-CLAUDE CARLE, OLIVIER CARRE, GILLES CARREZ, CAROLINE CAYEUX, YVES CENSI, ANNE CHAIN-LARCHE, PATRICK CHAIZE, PIERRE CHARON, JEROME CHARTIER, DANIEL CHASSEING, LUC CHATEL, ALAIN CHATILLON, GUILLAUME CHEVROLLIER, ALAIN CHRETIEN, DINO CINIERI, ERIC CIOTTI, PHILIPPE COCHET, FRANCOIS COMMEINHES, JEAN-FRANCOIS COPE, GERARD CORNU, FRANCOIS CORNUT-GENTILLE, JEAN-LOUIS COSTES, JEAN-MICHEL COUVE, PIERRE CUYPERS, PHILIPPE DALLIER, MARIE- CHRISTINE DALLOZ, MICHEL DANTIN, MATHIEU DARNAUD, SERGE DASSAULT, OLIVIER DASSAULT, MARC- PHILIPPE DAUBRESSE, CHARLES DE COURSON, CLAUDE DE GANAY, LAURE DE LA RAUDIERE, CHARLES DE LA VERPILLIERE, DOMINIQUE DE LEGGE, FRANCOIS DE MAZIERES, ALBERIC DE MONTGOLFIER, LOUIS-JEAN DE NICOLAY, HENRI DE RAINCOURT, CAMILLE DE ROCCA SERRA, MARIE-FRANCE DE ROSE, ISABELLE DEBRE, BERNARD DEBRE, BERNARD DEFLESSELLES, LUCIEN DEGAUCHY, ROBERT DEL PICCHIA, VINCENT DELAHAYE, ANGELIQUE DELAHAYE, REMI DELATTE, FRANCIS DELATTRE, GERARD DERIOT, CATHERINE DEROCHE, JACKY DEROMEDI, MARIE-HELENE DES ESGAULX, CHANTAL DESEYNE, PATRICK DEVEDJIAN, NICOLAS DHUICQ, CATHERINE DI FOLCO, SOPHIE DION, JULIEN DIVE, ERIC DOLIGE, PHILIPPE DOMINATI, JEAN-PIERRE DOOR, DOMINIQUE DORD, DAVID DOUILLET, MARIANNE DUBOIS, ALAIN DUFAUT, JEAN-LEONCE DUPONT, LOUIS DUVERNOIS, JEAN-PAUL EMORINE, DOMINIQUE ESTROSI-SASSONE, HUBERT FALCO, DANIEL FASQUELLE, FRANCOISE FERAT, PHILIPPE FOLLIOT, MICHEL FONTAINE, MICHEL FORISSIER, ALAIN FOUCHE, YVES FOULON, JEAN-PAUL FOURNIER, BERNARD FOURNIER, MARC FRANCINA, CHRISTOPHE-ANDRE FRASSA, PIERRE FROGIER, YVES FROMION, JOELLE GARRIAUD-MAYLAM, FRANCOISE GATEL, HERVE GAYMARD, ANNIE GENEVARD, GUY GEOFFROY, BERNARD GERARD, FREDERIQUE GERBAUD, ALAIN GEST, DANIEL GIBBES, BRUNO GILLES, GEORGES GINESTA, CHARLES-ANGE GINESY, JEAN PIERRE GIRAN, COLETTE GIUDICELLI, CLAUDE GOASGUEN, PHILIPPE GOUJON, ALAIN GOURNAC, CLAUDE GREFF, FRANCOIS GROSDIDIER, JACQUES GROSPERRIN, FRANÇOISE GROSSETÊTE, SERGE GROUARD, PASCALE GRUNY, CHARLES GUENE, JOEL GUERRIAU, JEAN-CLAUDE GUIBAL, JEAN-JACQUES GUILLET, MEYER HABIB, MICHEL HEINRICH, MICHEL HERBILLON, ANTOINE HERTH, PATRICK HETZEL, BRICE HORTEFEUX, PHILIPPE HOUILLON, GUENHAEL HUET, CHRISTIANE HUMMEL, BENOIT HURE, CORINNE IMBERT, CHRISTIAN JACOB, DENIS JACQUAT, SOPHIE JOISSAINS, MARC JOULAUD, ALAIN JOYANDET, PHILIPPE JUVIN, CHRISTIANE KAMMERMANN, ROGER KAROUTCHI, NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET, JACQUES KOSSOWSKI, MARC LAFFINEUR, ALAIN LAMASSOURE, JACQUES LAMBLIN, MARC LAMENIE, JEAN-FRANCOIS LAMOUR, ELISABETH LAMURE, GERARD LARCHER, GUILLAUME LARRIVE, DANIEL LAURENT, NUIHAU LAUREY, THIERRY LAZARO, ISABELLE LE CALLENNEC, MARC LE FUR, CONSTANCE LE GRIP, BRUNO LE MAIRE, DOMINIQUE LE MENER, ALAIN LEBOEUF, VINCENT LEDOUX, FREDERIC LEFEBVRE, JACQUES LEGENDRE, JEAN-PIERRE LELEUX, PIERRE LELLOUCHE, JEAN-CLAUDE LENOIR, JEAN LEONETTI, PIERRE LEQUILLER, MAURICE LEROY, PHILIPPE LEROY, CELESTE LETT, GENEVIEVE LEVY, GERARD LONGUET, VIVETTE LOPEZ, VERONIQUE LOUWAGIE, LIONNEL LUCA, GILLES LURTON, MICHEL MAGRAS, JEAN-FRANCOIS MANCEL, DIDIER MANDELLI, LAURENT MARCANGELI, HERVE MARITON, ALAIN MARLEIX, FRANCK MARLIN, ALAIN MARSAUD, HERVE MARSEILLE, PHILIPPE ARMAND MARTIN, ALAIN MARTY, PATRICK MASCLET, JEAN-CLAUDE MATHIS, HERVE MAUREY, PIERRE MEDEVIELLE, COLETTE MELOT, GERARD MENUEL, DAMIEN MESLOT, BRIGITTE MICOULEAU, JEAN-CLAUDE MIGNON, ALAIN MILON, YANNICK MOREAU, PIERRE MOREL A L’HUISSIER, PATRICIA MORHET-RICHAUD, HERVE MORIN, ELISABETH MORIN-CHARTIER, PHILIPPE MOUILLER, JACQUES MYARD, LOUIS NEGRE, YVES NICOLIN, CLAUDE NOUGEIN, PHILIPPE PAUL, VALERIE PECRESSE, CYRIL PELLEVAT, STEPHANIE PERNOD-BEAUDON,CEDRIC PERRIN, BERNARD PERRUT, EDOUARD PHILIPPE, JACKIE PIERRE, FRANCOIS PILLET, REMY POINTEREAU, BERENGERE POLETTI, MAURICE PONGA, LADISLAS PONIATOWSKI, AXEL PONIATOWSKI, JOSETTE PONS, HUGUES PORTELLI, SOPHIE PRIMAS, CHRISTOPHE PRIOU, CATHERINE PROCACCIA, FRANCK PROUST, DIDIER QUENTIN, JEAN-PIERRE RAFFARIN, JEAN-FRANCOIS RAPIN, FREDERIC REISS, JEAN-LUC REITZER, BRUNO RETAILLEAU, CHARLES REVET, BERNARD REYNES, FRANCK RIESTER, DIDIER ROBERT, ARNAUD ROBINET, SOPHIE ROHFRITSCH, TOKIA SAÏFI, RUDY SALLES, ANNE SANDER, RENE-PAUL SAVARY, MICHEL SAVIN, ANDRE SCHNEIDER, JEAN-MARIE SERMIER, BRUNO SIDO, FERNAND SIRE, ABDOURAHAMANE SOILIHI, THIERRY SOLERE, MICHEL SORDI, ERIC STRAUMANN, CLAUDE STURNI, ALAIN SUGUENOT, LIONEL TARDY, GUY TEISSIER, MICHEL TERROT, JEAN-MARIE TETART, LANA TETUANUI, PASCAL THEVENOT, ANDRE TRILLARD, MICHEL VASPART, ALAIN VASSELLE, HILARION VENDEGOU, FRANCIS VERCAMER, ARNAUD VIALA, JEAN-SEBASTIEN VIALATTE, PHILIPPE VIGIER, JEAN-PIERRE VIGIER, JEAN-PIERRE VOGEL, MICHEL VOISIN, LAURENT WAUQUIEZ, PATRICK WEITEN, ERIC WOERTH, FRANCOIS ZOCCHETTO et MICHEL ZUMKELLER.



Tribune « Ensemble, élevons le débat ! »
Publié le :Vendredi 25 Novembre 2016
INFORMATION > TRIBUNES

J'ai cosigné une tribune intitulée « Ensemble, élevons le débat ! », avec 214 collègues députés et sénateurs :

Dans une tribune publiée par Le Figaro, 215 députés et sénateurs de la droite et du centre, parmi lesquels Bruno Retailleau et Christian Jacob, présidents du groupe les Républicains au Sénat et à l'Assemblée nationale, ainsi que François Zocchetto, président du groupe centriste à la Haute Assemblée, déplorent les critiques qu'Alain Juppé a adressées à François Fillon ces derniers jours et appellent à «un débat franc mais respectueux des uns et des autres».

«La droite la plus bête du monde.» La célèbre formule de Guy Mollet sonne comme un avertissement pour ceux qui empruntent aujourd'hui les mots que la gauche a forgés pour mieux emprisonner la candidature de François Fillon. Au point de verser dans la caricature la plus absurde. Car est-ce «ultralibéral» que de vouloir faire passer la dépense publique de 57 à 50 % du PIB comme le propose François Fillon? Est-ce «brutal» que de vouloir augmenter le temps de travail dans la fonction publique en échange d'une négociation salariale et de meilleures perspectives de carrière? Est-ce «réactionnaire» que de rappeler qu'un enfant a le droit de connaître son père et sa mère comme l'affirme la convention des Nations unies sur les droits de l'enfant?

«Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde» jugeait Albert Camus. En se glissant dans les habits sémantiques de la gauche, ceux qui caricaturent François Fillon ne prennent pas seulement le risque de se renier aux yeux des Français, ils aggravent le malheur de la France. Ils renforcent cette incapacité à mettre les mots justes sur les maux dont souffre notre pays, tout en collant des mots injustes sur ceux qui les dénoncent. Nous ne céderons pas à cette facilité qui au mieux traduit une certaine fébrilité, au pire une volonté de ne rien changer.

Car de grâce, n'utilisons pas ces gaz incapacitants que pulvérise régulièrement la gauche pour tétaniser ses adversaires! Car c'est bien de cela dont il s'agit: sommes-nous prêts à agir vraiment pour sortir de l'ornière économique, pour mettre en œuvre un traitement vraiment efficace plutôt que des mesures homéopathiques? Sommes-nous prêts à défendre résolument la République, en combattant non pas seulement le terrorisme, mais le totalitarisme islamique?

C'est ce courage qu'attendent nos compatriotes. C'est cette alternance claire et forte qu'ils demandent. Ne noyons pas le formidable espoir de redressement qui s'est exprimé dimanche dernier dans le bain des petits renoncements d'où jailliront, tôt ou tard, les reniements. Soyons à la hauteur de cet élan qu'attendent les Français, à la hauteur des défis qui attendent notre pays.

Pour battre la gauche et le Front national, nous devrons nous rassembler dès dimanche prochain. Nous ne pourrons le faire pleinement que si ce second tour offre l'image que nous avons donnée jusqu'à dimanche dernier: celui d'un débat franc mais respectueux des uns et des autres. Ne nous infligeons pas d'inutiles blessures, ne nous lançons pas dans des batailles stériles.

Ensemble élevons le débat! Plaçons-nous à la bonne altitude en écoutant le général de Gaulle lorsqu'il dénonçait «cette vieille propension gauloise aux divisions et aux querelles». De notre unité dépend notre efficacité pour redresser la France.

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/11/23/31001-20161123ARTFIG00388-primaire-ensemble-elevons-le-debat.php



Les propositions de François FILLON pour la liberté des femmes
Publié le :Vendredi 18 Novembre 2016
INFORMATION > TRIBUNES




Courrier relatif au compte pénibilité adressé à la Ministre du Travail que j'ai cosigné avec 44 collègues députés.
Publié le :Mardi 12 juillet 2016
INFORMATION > TRIBUNES







Tribune sur la procédure d'ouverture des écoles privées indépendantes, que j'ai co-signée avec 47 autres collègues députés.
Publié le :Mercredi 29 juin 2016
INFORMATION > TRIBUNES




FIGAROVOX/TRIBUNE - La députée de la Vendée Véronique Besse et 47 autres députés de la droite et du centre* interpellent la ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem.


Madame le Ministre,
 
Le 9 juin dernier vous annonciez votre intention de modifier la procédure d’ouverture des écoles privées indépendantes (sans contrat d’association avec l’Etat), en passant d’un régime de déclaration à un régime d’autorisation. Cette réforme serait adoptée par ordonnance, comme l’a prévu l’amendement du gouvernement, adopté la semaine dernière en commission, dans le cadre de la discussion du projet de loi « Egalité et citoyenneté ».

Avec cette réforme, vous entendez poursuivre la lutte contre la radicalisation. Un objectif louable et partagé par tous. Malheureusement, le moyen choisi n’est ni adéquat, ni souhaitable. Il semble évident, tout d’abord, qu’un prêcheur radical ou un djihadiste n'aille ni demander l’autorisation d’ouvrir une école, ni le crier sur tous les toits.

Par ailleurs, cette nouvelle procédure risque fort de décourager toutes les initiatives de création d’écoles. Si les écoles hors-contrat ne peuvent pas et ne doivent pas remplacer l’Education nationale, (elles ne représentent qu’à peine 60 000 élèves, sur les 8 millions d’élèves ayant l’obligation de scolarité), il n’en demeure pas moins qu’elles permettent de mettre en place des innovations pédagogiques qui participent à lutte contre les inégalités et contre le décrochage scolaire.

Nous pensons notamment à toutes les écoles Montessori ou Steiner, qui, par des méthodes pédagogiques qui ne peuvent être enseignées dans le cadre, forcément plus contraint, de l’Education nationale, permettent à de nombreux enfants de développer leur intelligence et leurs sens, à leur rythme, de façon différente. Nous pensons aux écoles régionales, ou aux écoles Espérance-Banlieues, installées dans des cités difficiles. Nous pensons également à toutes les écoles indépendantes qui garantissent un petit effectif, permettant aux enseignants d’offrir un accompagnement très personnalisé à chaque élève mais aussi à toutes celles qui perpétuent la tradition d’un enseignement rigoureux, digne descendant des écoles des hussards de la République.

Il ne faudrait donc pas que toutes ces écoles, toutes ces initiatives disparaissent ou soient considérablement ralenties, à cause d’une poignée d’écoles soupçonnées, souvent à raison, malheureusement, de radicalisme religieux. Les moyens judiciaires et administratifs de fermer ces écoles radicales existent déjà. Au gouvernement auquel vous participez de les utiliser

Plus généralement, la liberté de l’enseignement est un principe intangible, reconnu par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, ou encore par le Protocole additionnel à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Il serait donc inacceptable que ces grands principes soient amendés ou mis à mal par ce projet.

La lutte contre la radicalisation, aussi essentielle soit-elle, ne doit pas servir de prétexte à la réouverture d’une guerre scolaire, qui serait irresponsable.

Nous vous prions d’agréer, Madame le Ministre, l’assurance de notre considération distinguée.



   1 2 3