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Juin 2020 Lettre N° 095


La France doit se doter d'une véritable doctrine
du maintien de l'ordre

 

Je m'exprime rarement sur les sujets liés au maintien de l'ordre et c'est pourtant l'une des questions qui me préoccupent actuellement. C'est d'ailleurs pourquoi j'ai décidé de réagir face à l'immobilisme et au manque de clarté du Gouvernement.

L'Etat en France est omniprésent et omnipotent. Il est partout et agit sur tout au risque de manquer à son premier devoir régalien : celui qui consiste à assurer l'ordre et la sécurité de nos concitoyens.

Malgré les attentats terroristes, les épisodes de casse, l'émergence de groupuscules violents, la multiplication de zones de non-droit sur le territoire de la République (etc.), le Gouvernement semble se complaire dans l'amateurisme et l'improvisation.  

Un Ministre ne sait pas dire à ses enfants que jeter des pierres à la police, c'est mal… Lorsque j'entends la porte-parole du Gouvernement et/ou le Ministre de l'Intérieur s'exprimer, leur impuissance dans les mots et dans les actes me fait froid dans le dos.

La France doit se doter d'une véritable doctrine du maintien de l'ordre.

Les forces de l'ordre sont aujourd'hui les premiers à subir ce manque de soutien et de clarté. Les forces de l'ordre, dans leur globalité, sont aujourd'hui les boucs-émissaires politiques de la faiblesse de l'Etat.

Comment, dans de telles conditions, ne pas reconnaître le travail admirable que nos policiers et gendarmes effectuent au quotidien ?

Mais pour quelqu'un qui a le souci sincère de la détresse sociale, je crois aussi que le maintien de l'ordre ne peut se concevoir sans agir activement sur les problèmes à la source, c'est-à-dire par une écoute attentive de la société et par l'apport de réponses concrètes. Pour paraphraser le député Victor Hugo qui, en 1849, prononçait son célèbre discours sur la misère au perchoir de l'Assemblée nationale, « c'est l'anarchie qui ouvre les abîmes, c'est la misère qui les creuse. Il ne suffit pas de faire des lois contre l'anarchie, il faut aussi en faire pour lutter contre la misère ». En cela, Victor Hugo avait mille fois raison. 


Véronique LOUWAGIE Lettre du Député - N°095 Juin 2020

Prime personnel hospitalier

A la suite de mon intervention auprès du Ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, concernant les modalités de versement des primes pour le personnel des hôpitaux concernés par la lutte contre le Covid-19, les services du Ministre m'ont fait part de l'ajout de l'hôpital de L'Aigle dans l'annexe II du décret sur les primes.

Concrètement, le chef d'établissement pourra décider du relèvement de la prime à 1 500 euros dans les services ou pour les agents  particulièrement impliqués, dans la limite de 40% des effectifs de l'établissement, ce qui n'était pas possible jusqu'ici pour le centre hospitalier de L'Aigle.

Il reste encore plusieurs interrogations en suspens suite à mon courrier. Qu'en est-il des grands oubliés (cliniques privées, ambulanciers, professionnels du handicap, structures associatives, aides à la personnes etc.) ? Qu'en est-il de la revalorisation attendue des salaires?... Autant de questions sur lesquelles je continuerai d'interpeller le Gouvernement.
 

3 ans de mandat de plus à vos côtés !

Il y a maintenant 3 ans, le 18 juin 2017, vous m'avez accordé une nouvelle fois votre confiance, afin que je vous représente à l'Assemblée nationale, et ce, dans la continuité de mon premier mandat. 

Je vous en suis reconnaissante et suis par ailleurs consciente de l'importance de la mission de représentation qui m'a été confiée. J'ai à coeur, au quotidien, et quel que soit le sujet, d'intervenir en circonscription ou au Palais Bourbon pour défendre les intérêts de chacune et chacun d'entre vous.
 

L'Aigle : cérémonie commémorative du 18 juin 1940

En 1940, la situation en France est critique : des millions de civils fuient face à la débâcle militaire et l'avancée des troupes allemandes qui défilent à Paris le 14 juin. Le gouvernement français s'installe à Bordeaux et le Général de Gaulle est envoyé le 16 juin en mission à Londres pour demander au Premier ministre britannique des renforts maritimes et aériens. A Londres, Winston Churchill accepte le principe d'une union franco-britannique. Mais au retour du Général de Gaulle, la France finissait de négocier les termes d'un armistice avec l'Allemagne nazie.

Le Général avait une certaine idée de la France : une France libre, souveraine et qui rayonne dans le monde… L'idée d'une France qui préfère mourir debout plutôt que de  vivre à genoux. Refusant la défaite, le Général de Gaulle retourne
à Londres, dès le 17 juin, pour y poursuivre le combat.

Le 18 juin 1940, il prononce un discours mythique sur les ondes de la BBC dont l'unique trace, 80 ans après, se trouve dans notre mémoire collective. Il devient alors le porte-parole d'une France libre. Nous lui devons beaucoup ainsi qu'à toutes celles et ceux qui se sont battus, Français ou alliés, pour que la France recouvre sa liberté.