PRECEDENTE Lettre du Depute N 090 - Janvier 2020




Janvier 2020 Lettre N° 090
 

Réforme des retraites :
un problème de discours et de méthode

 
 
Vous êtes nombreux à avoir souhaité connaître ma position sur le sujet brûlant de la réforme des retraites.
 
La retraite est le reflet de notre vie, de nos choix, de notre parcours, de notre vie familiale. A 20 ans, nous nous interrogeons sur la pérennité du système des retraites. A 40 ans, nous nous demandons à quel âge nous aurons le droit à la retraite. A 60 ans, nous nous inquiétons du niveau de notre future pension…
 
La retraite se prépare tout au long de la vie active, il faut donc dire la vérité aux Français et fixer les règles de manière très claire, pour que chacun sache, quel que soit son âge, ce qui l'attend. Aussi, je rejoins le Gouvernement sur UN point : les retraites doivent être réformées.
 
En effet, alors que les courbes démographiques s'inversent dangereusement, une nouvelle réforme est désormais indispensable. Le système va redevenir très déficitaire. Ne rien faire ou imposer un régime par point sans mesures d'âge conduirait à une baisse généralisée des niveaux de pension. Le Conseil d'orientation des retraites (COR) projette d'ailleurs un net recul de la pension nette moyenne d'ici à 2040 (48% du salaire net moyen contre 62% en 2012). Mais en plus de créer de nombreux perdants, cela hypothéquera l'avenir des générations futures et mettra en péril notre régime par répartition. Une telle régression n'est pas acceptable.
 
En tout état de cause, attention à la méthode…
 
Toute réforme doit répondre à une triple exigence, à savoir : la clarté, la justice et l'esprit de responsabilité. Toute réforme doit commencer par intégrer une dimension humaine, et permettre à chaque Français de bénéficier des fruits d'une vie de travail. Négliger cette dimension humaine reviendrait à passer à côté des enjeux de la réforme.
 
Sur ce que propose aujourd'hui le Gouvernement, tant sur le discours que sur la méthode, le compte n'y est pas. Car au fil des semaines, le Gouvernement n'a fait qu'entretenir les incertitudes et la confusion autour de son texte. Cette attitude est extrêmement anxiogène et incite à la défiance.
 
Et que dire des conditions d'examen à venir par le parlement d'un texte illisible et, à ce jour, non financé ? Il faut rebattre les cartes.

Véronique LOUWAGIE Lettre du Député - N°090 Janvier 2020

Circulaire vitesse sur les routes
 
Ce lundi 20 janvier, le Ministre de l'Intérieur a remis aux Préfets de départements une circulaire relative à la possibilité pour les élus locaux de rehausser la vitesse sur les routes de 10 km/h. A la lecture du texte, il apparaît clair que le Gouvernement cherche à rendre inapplicables les dispositions votées dans le cadre de la loi d'orientation des mobilités en décembre 2019. Débattue et votée à l'Assemblée nationale, cette loi prévoyait une dérogation possible pour les élus locaux qui souhaitaient rétablir la limitation de la vitesse sur leurs routes à 90 km/h. Les recommandations de cette circulaire empêchent l'application de la dérogation aux routes sur lesquelles on trouverait « des arrêts de transport en commun, des traversées de chemins de grande randonnée ou de véloroutes, des riverains, des engins agricoles » : ce sont une nouvelle fois les territoires ruraux qui sont tout particulièrement pénalisés !
 
Aujourd'hui, je m'insurge du manque de respect du Gouvernement vis-à-vis d'un choix fait par les députés au terme d'un débat et d'un vote démocratique.
 

Visite médicale obligatoire
 
Dernièrement, je suis intervenue auprès du Ministre de l'Intérieur au sujet de la visite médicale obligatoire avant la   reprise de la conduite d'un véhicule à la suite de certains problèmes de santé (épilepsie, AVC, troubles de la vision, diabète, etc.) nécessitant une consultation chez un médecin agréé par la préfecture du département de résidence de la personne. Cette visite doit être obligatoirement réalisée avant la reprise de la conduite d'un véhicule afin d'évaluer les capacités physiques à conduire, mais aussi les aptitudes cognitives et sensorielles du conducteur. Or, nombreuses sont les personnes non informées de l'obligation de cette démarche. Cependant, en omettant de se présenter à un contrôle médical imposé par son état de santé, le conducteur s'expose à une peine de deux ans d'emprisonnement, ainsi qu'à une amende de 4 500 euros. Par ailleurs, en cas d'accident de la route, le conducteur en tort ne sera pas pris en charge par son assurance, même s'il avait souscrit à une assurance « tous risques ».
 
Aussi, j'ai souhaité connaître les mesures qui pourraient être mises en oeuvre afin d'informer les intéressés de cette situation.
 

Visites d'exploitations agricoles
 
Le samedi 25 janvier 2020, j'ai eu le plaisir de visiter deux exploitations agricoles dont les exploitants sont éleveurs de Charolais. J'ai ainsi eu l'occasion d'échanger avec Fabien Fauquet à Rai et James Coispel à Gauville, sur la situation de l'élevage.
 
Le dialogue avec les agriculteurs est essentiel et les élus se doivent d'être à leur écoute. Je remercie Monsieur Fauquet et Monsieur Coispel de leur invitation et leur chaleureux accueil.
 

Cérémonie des Voeux à L'Aigle
 
Le vendredi 24 janvier 2020, s'est déroulée la cérémonie des voeux à L'Aigle avec Philippe Van-Hoorne Maire de L'Aigle et les conseillers municipaux, en présence de Vincent Segouin Sénateur de l'Orne. Le film visualisé a permis de retracer les actions de la municipalité tout au long de 2019.
 
Quant à moi, en qualité de député, j'ai présenté mes voeux à toutes les personnes présentes et fait le voeu que 2020 contribue à renforcer la place de l'être humain au centre de notre société.