Lettre Depute N 074 - Septembre 2018 PRECEDENTE



Septembre 2018 Lettre N° 074

Le gouvernement au chevet de la Santé

Mardi 18 septembre, le Président de la République, Emmanuel Macron, a dévoilé les grandes lignes de son plan de réforme pour notre système de santé. Consciente que l'offre de soins se réduit comme peau de chagrin et en particulier dans nos territoires ruraux, j'ai porté une attention toute particulière à ces annonces.

Fin du numerus clausus, recrutement  de médecins salariés par les hôpitaux locaux dès 2019, prime à la qualité des soins… Ce plan, je dois le reconnaître, me semble très ambitieux et devant l'urgence de la situation, je ne peux que souhaiter sa pleine réussite.

Toutefois, j'émettrai plusieurs réserves sur le contenu de ces propositions : la prévision d'investissement (3,4 milliards d'euros d'ici à 2022) sera-t-elle suffisante? Je crains, malheureusement, que si le diagnostic s'avère exact, l'ordonnance demeure incomplète. De même, toutes ces mesures ne seront pas immédiatement efficaces. La suppression, par exemple, du numerus clausus ne commencera à livrer ses premiers fruits que dans huit à dix ans, pourtant le gouvernement n'envisage pas de le supprimer avant 2020...

Par ailleurs, il y a un temps pour communiquer et un temps pour agir. Aussi, je serai très vigilante au fait que les actes soient liés à la parole.

Pour une cartographie des besoins en emplois

Le 14 août 2018, les derniers chiffres de l'INSEE sur le chômage en France sont tombés. Pour le second semestre, le nombre de demandeurs d'emploi diminue légèrement (0,2 point) et atteint 8,7% de la population active, soit 2,5 millions de personnes. Pas de quoi se réjouir, puisque le taux de chômage demeure anormalement élevé et ne reflète pas la réalité du marché de l'emploi en France.

En effet, si certains secteurs croulent sous les CV de candidats, au point que les perspectives de recrutement sont particulièrement saturées, il n'en reste pas moins vrai que les activités autour de la métallurgie, de la construction, du travail du bois… peinent à embaucher, et ce, malgré une volonté affichée de recruter massivement. Aussi, lorsque se construisent les projets professionnels, il est nécessaire que convergent le souhait d'évolution de l'individu et la réalité du marché de l'emploi national.

La réalité du travail évolue, il faut être capable de s'y adapter pour recréer une vraie dynamique de l'emploi. Aussi, c'est là tout l'objectif de ma proposition de loi visant à établir une cartographie annuelle des besoins en emploi.

Véronique LOUWAGIE Lettre du député - N°074 Septembre 2018

Echanges avec Nicole Belloubet, Garde des Sceaux

Jeudi 20 septembre, notre département faisait l'objet d'une nouvelle visite ministérielle. Au titre de mon mandat de Député, je me dois de ne pas manquer de telles fenêtres de tirs qui me permettent de faire remonter mes observations et les doléances des Français.
 
Avec la venue de Nicole Belloubet, Garde des Sceaux, j'ai eu l'occasion d'échanger longuement sur de nombreux sujets et notamment s'agissant de la justice, de la sécurité, de la situation du personnel pénitencier et des observations que j'ai pu notamment tirer de ma demie journée d'immersion au ribunal d'Alençon.
 

Déploiement de la Fibre optique à L'Aigle

L'accès à l'internet est un droit fondamental et reconnu. Aussi, le déploiement du très haut débit sur tout le territoire est l'une des conditions pour que se réduise la fracture numérique.
 
Dans cet objectif, j'étais à L'Aigle le 10 septembre dernier, accompagnée de Christophe De Balorre, Président du Conseil départemental, Vincent Segouin, Sénateur, Philippe Van Hoorne, Maire de L'Aigle et Charlène Renard, Conseillère départementale, pour accueillir officiellement la fibre dans le cadre de la politique menée par le département de l'Orne visant à réaliser son réseau de communication « fibre optique à l'habitant ».
 
C'est plus qu'un tournant pour notre département, c'est un virage.


Faire de 2020 l'année du numérique « Grande cause nationale 2020 »

Démarches administratives en ligne, télétravail, accès à l'information… Le numérique prend, chaque jour, toujours plus de place dans notre quotidien. Mais s'il s'agit, en théorie, d'un formidable outils de simplification et de facilitation des démarches du quotidien, forcée de constater que tous les citoyens ne jouissent pas d'un égal accès à ces outils.

Pour résorber cette fracture numérique, le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé un plan de développement de 100 millions d'euros, en décembre 2014. L'objectif d'équiper la France entière en faut débit en 2020, puis en très haut débit d'ici à 2022, est ambitieux quoique très irréaliste au regard du temps que demande le développement en cours.
 
Par ailleurs, si tous les Français auront bel et bien, à terme, accès au très haut débit, tous n'ont pas la même maîtrise de ces outils (un tiers des français disent ne pas être à l'aise avec le numérique). Un accompagnement semble donc nécessaire. Consciente de ces enjeux, j'ai déposé une proposition de loi visant à faire de 2020 une année consacrée à la diffusion de la culture numérique, et digitale, à son apprentissage, à sa sensibilisation par le biais de diverses actions telles que des campagnes, des ateliers, des mobilisations.
 
 
Culture et patrimoine

Le top départ des journées du patrimoine aura été légèrement anticipé cette année par rapport au calendrier initial.

En effet, le 14 septembre dernier, j'étais au manoir Courboyer, à Perche-en-Nocé, pour inaugurer une exposition sur le patrimoine du Perche. Je tiens à saluer toutes celles et ceux qui ont réalisé un travail colossal pour collecter, traiter et partager cette formidable richesse qu'est le bâti percheron et pour que ce beau projet puisse se réaliser.
 
Le lendemain, 15 septembre, je me suis notamment rendue dans la commune du Renouard, pour assister au vernissage d'une exposition d'arts en compagnie de Marie-Thérèse Mayzaud, Présidente de la Communauté de Communes des vallées d'Auge et du Merlerault-Vimoutiers, le tout dans un moment convivial et chaleureux.